La miséricorde est caresse ! 

"Le Jubilé de la miséricorde peut-il être l'occasion de redécouvrir la maternité de Dieu? Y a-t-il un aspect féminin de l'Eglise qui doive être reévalué ? 

'Oui, dans le livre d'Isaïe, Dieu affirme que si une mère en arrivait à oublier son enfant, lui ne nous oubliera pas. Voici la dimension maternelle de Dieu. Tout le monde ne comprend pas l'expression Maternité de Dieu, qui n'appartient pas au langue populaire... C'est pourquoi je préfère utiliser le mot tendresse, typique d'une mère, la tendresse de Dieu. Dieu est père et mère.

La miséricorde dans la Bible nous fait découvrir un Dieu plus miséricordieux qu'on ne pourrait le croire. Cette tendresse envers l'homme peut-elle favoriser un changement d'attitude envers l'autre ?

Certes, cela conduira à être un plus tolérant, plus patient, plus attentif... Durant le Synode de 1994, j'avais dit qu'il fallait mettre en route une révolution de tendresse... Aujourd'hui cette tendresse nous devons la faire grandir comme résultante de l'Année de miséricorde: La tendresse de Dieu est pour chacun de nous. Chacun de nous a le droit de dire: Je suis malheureux, mais Dieu m'a aimé, alors je dois aussi aimer les autres de la même manière.

Quand je vois les malades, les personnes âgées, je reçois une caresse spontanée, car c'est le premier geste que font les parents sur leur nouveau-né. C'est un Je t'aime, je veux tu ailles bien."

Et voilà que François nous parle de caresses !

Vous voyez qu'il n'y a pas que Amma, la gourou indienne qui caresse et embrasse !

La multinationale du câlin d'Amma trouve son alter ego au Vatican ! 

Alors, en ce jour d'ouverture du jubilé, en signe de miséricorde, embrassons-nous, étreignons-nous,

lançons à nos frères un "allez dans la paix et soyez sain et sauf  !"