A quoi bon les Écritures, si elles ne changent pas l'homme qui les reçoit ? 

La Bible n'est pas un livre scientifique, ni un mode d'emploi, ni un livre qui répondrait à toutes les questions que chacun serait en droit de se poser. La Bible donne du sens, et c'est en cela que la Bible n'est pas un livre ordinaire mais extraordinaire.

Extra dans le sens où dans ce vieux livre, on y pioche des idées toutes neuves, de toute actualité, qui donne du sens à notre existence, deux mille ans après sa rédaction.

Et si Dieu est notre Père pour nous chrétien, il est aussi notre frère comme le nomme l'Épître aux hébreux :" Il n'a pas eu honte de nous appeler ses frères."

Alors à chaque fois que l'on atteinte à la vie de l'un d'entre nous, c'est Dieu que nous massacrons.

"Qu'as-tu fait de ton frère, de celui que je t'avais donné, de Jésus-Christ ?

Que cette interrogation résonne comme un cri douloureux ! Comme cette interrogation qui monte en puissance  au fil des pages des Évangiles, comme l'ascension vers Géthsemani, trouve un écho dans nos vies ! Quel genre humain est capable de massacrer son frère en se référant à une écriture ? Quelle Écriture Sainte peut générer de tels actes ? Changer le coeur des hommes, ne sont-elles pas les sens de nos livres de foi ? Il ne s'agit pas d'attendre la vie éternelle mais d'y entrer maintenant en humanisant le moindre de nos actes, la plus petite de nos pensées... Et nous seront tous au paradis ici bas ! Et plus vite que çà !!!

Un proverbe latin (souvent attribué par erreur à saint Thomas d'Aquin)  dit "Je crains l'homme d'un seul livre". Et parfois, je me demande si effectivement ce proverbe ne revêt pas une once de vérité ?

Et puis je me ressaisis : facilité, pourquoi dans un cas, un livre donnerait un homme bon et de l'autre des hommes bornés par le livre qu'ils ont reçu ? N'y aurait-il pas plutôt une manière d'interroger les Écritures ? De manifester son libre arbitre dans sa manière de penser sa foi ? De manifester une soif de savoir et de comprendre ? Une curiosité et une altérité qui permettent d'interroger la vérité de l'autre ? Et enfin de mettre en toutes circonstances une vertu en exergue de son action : la modération.

A quoi bon les Écritures, si elles ne changent pas notre coeur ?

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"Où manque le savoir, le zèle n'est pas bon." Proverbes 19, 2

Interrogeons nos Écritures pour être certain que "le pied de la lettre" soit la paix et le bien commun ?